Dans les coulisses du stade Chaban-Delmas- Le Bayern Munich, tenu en échec en Ecosse (2-2), ayant cartonné contre Aberdeen un peu plus tôt dans la soirée, les Bordelais étaient certains de retrouver les Bavarois au tour suivant en cas de qualification face à Anderlecht.
- Très déçu d’avoir commis deux erreurs sanctionnées à chaque fois d’un but lors du match aller en fin de match, Souleymane Diawara nous avait déclaré durant la semaine avoir été très touché par ces deux bourdes sur la pelouse belge. « J'étais touché moralement, car quelque part c'est à cause de moi si nous avons perdu en Belgique. »
- Cavenaghi et Wendel, tous deux titulaires indiscutables ces derniers temps, n’étaient que remplaçants jeudi soir. Laurent Blanc avait souhaité faire tourner son effectif en alignant notamment d’entrée des éléments très prometteurs comme Trémoulinas, Ducasse ou Obertan.
- Côté Anderlecht, un seul changement par rapport au match aller : la titularisation de Gillet, suspendu lors du premier match, derrière Akin en soutien.
Les faits du match34eme minute (0-1)Chalmé a le ballon dans les pieds en milieu de terrain mais perd son duel contre Boussoufa qui accélère plein axe et décale Akin sur sa gauche. Ce dernier trouve devant le but Chatelle, qui jaillit devant Henrique, contrôle le ballon du gauche et ajuste facilement Ramé du droit.
56eme minuteBoussoufa pénètre dans la surface côté droit. Il arme une lourde frappe dans un angle fermé mais Ramé réussit une belle parade pour repousser le ballon.
66eme minuteA peine entré, Mpenza se joue de Henrique sur un ballon en profondeur et déclenche une frappe canon que Ramé claque en corner au prix d’une belle envolée.
71eme minute (1-1)Centre côté droit de Chalmé que Chamakh laisse volontairement passer entre ses jambes. Cavenaghi contrôle du genou et égalise d’une frappe décroisée du bout du pied, la balle pénétrant dans le but avec l’aide du poteau gauche.
72eme minuteSur le coup d’envoi, Trémoulinas fonce semelle en avant sur Kovac. Il est logiquement expulsé.
88eme minuteBordeaux doit terminer le match à neuf après que l’arbitre a adressé un second avertissement à Chalmé pour une faute sur Boussoufa. Chaban-Delmas gronde.
Jeu, joueurs et arbitreLe jeuEn optant pour une stratégie offensive plutôt qu’attentiste, Ariel Jacobs avait donc fait le bon choix. Dès les premières minutes, les joueurs d’Anderlecht se sont battus sur chaque ballon comme si leur vie en dépendait. Et même si ces gestes plein d’abnégation ont été constamment réalisés à la limite de la régularité, ils ont permis aux Belges de faire la loi dans les duels la plupart du temps. Très solide, Anderlecht, grâce à ce diable de Boussoufa notamment, a su aussi aller mettre le feu dans la surface de Ramé. Comme sur ce premier but où ce dernier permet à Akin d’offrir le premier but à Chatelle après une longue course. A 1-0 en faveur des Belges, la mission devenait pratiquement impossible pour Bordeaux, qui a tout de même réussi à égaliser en seconde période sur un but de l’inévitable Cavenaghi, entré en cours de jeu à l’instar de Wendel et Micoud. Un deuxième but aurait permis aux Girondins de disputer la prolongation, mais c’était sans compter sut l’obstacle constitué jeudi soir par l’arbitre. Ce dernier faisait pleuvoir les cartons de manière ridicule et réduisait les hommes de Laurent Blanc à neuf en fin de match. Dans ces conditions, il devenait alors très difficile à Bordeaux d’espérer quoi que ce soit. Pas de surprise à l’arrivée.
Les BordelaisRemplacé en début de seconde période par l’homme en forme des Girondins,
CAVENAGHI,
BELLION a manqué son match. Très peu servi en pointe, l’ancien Niçois a en plus manqué une grosse occasion en décroisant beaucoup trop sa tête. L’Argentin a lui égalisé sur sa première opportunité.
CHAMAKH n’a pas eu l’apport escompté dans ses déviations et son jeu de tête. Il effectue en revanche un geste très intelligent sur l’égalisation.
OBERTAN, qui a reculé d’un cran au fil du match, s’est lui heurté à une défense virile mais la plupart du temps correcte. Très discret lui aussi,
ALONSO a cédé sa place peu après la reprise à
MICOUD, très énervé. Au milieu, en l’absence d’Alou Diarra, suspendu,
DUCASSE et
TREMOULINAS, expulsé pour une agression pied en avant en fin de match, n’ont pas fait le poids. Derrière,
DIAWARA a été très solide et extrêmement rassurant dans ses interventions.
HENRIQUE, plusieurs fois pris de vitesse -notamment sur le but- a connu beaucoup plus de difficultés. Le fautif sur ce premier but se nomme
CHALME, qui n’aurait jamais dû perdre le ballon dans le rond central mais qui s’est racheté sur son centre décisif. Il est malheureusement expulsé en fin de match. En seconde période,
RAME a permis à son équipe de rester dans le match en réussissant de très beaux arrêts.
AnderlechtAvant de s’avouer vaincu sur l’enchaînement de Cavenaghi,
ZITKA n’avait rien eu à faire, n'étant menacé que sur une tête trop décroisée de Bellion. Et si le gardien belge a passé une soirée relativement tranquille, c’est essentiellement grâce au travail constant de ses quatre « mousquetaires » :
WASILEWSKI,
VAN DAMME,
PAREJA et
JUHASZ. Les quatre hommes n’ont jamais hésité à employer la manière forte, à l’image d’un tacle assassin du dernier sur Henrique. Même méthode, même résultat à la récupération pour
BIGLIA et
POLAK, qui n’ont pas vraiment fait dans la dentelle non plus pour gagner leurs duels. C’est justement un duel abordé avec beaucoup plus d’agressivité que son adversaire (Chalmé) qui a permis à
BOUSSOUFA, terriblement dangereux et intenable durant toute la partie, d’amener le premier but. Un but signé
CHATELLE, servi par
AKIN, sur un magnifique enchaînement au nez et à la barbe d’Henrique. Entré en cours de match,
MPENZA est passé tout près du deuxième but sur une frappe terrible claqué en corner par Ramé.
L’arbitre du match : M.Dereli (TUR)L’arbitre turc de ce match en aurait presque terminé avec des courbatures au bras. Durant tout le match, il a dégainé des cartons (dix jaunes, deux rouges) aux joueurs des deux équipes. Ce qui a eu comme conséquence, non pas de calmer tout le monde, mais de rendre les esprits encore plus tendus qu’ils ne l’étaient déjà au coup d’envoi. Monsieur Dereli a notamment mis tous les Bordelais en colère en n’expulsant pas Juhasz pour un attentat sur Henrique. Ce qu’il ne s’est pas privé de faire -tout à fait logiquement- lorsque Trémoulinas s’est montré coupable d’une agression. Chalmé, lui aussi, a fait les frais en fin de match du cow-boy venu de Turquie. Ridicule.