Silencieux et efficace. Tels sont les adjectifs qui peuvent résumer l'année qui vient de s'écouler pour William Gallas. Fin novembre 2008, le défenseur d'Arsenal égratigne certains de ses coéquipiers dans une biographie. En brisant la loi du silence qui régit dans les vestiaires du football, le défenseur français s'est vu retirer son brassard de capitaine à Arsenal et s'est fait secouer rudement par la presse anglaise. Depuis, l'international français ne parle plus et les attachés de presse, que ce soit à Arsenal ou en équipe de France, ont reçu la consigne de ne plus le solliciter pour les interviews. Depuis qu'il s'est muré dans son silence, l'ancien joueur de Chelsea a refait surface.
Invisible dans la zone mixte dédiée aux interviews, William Gallas se fait remarquer sur les terrains depuis quelques mois. Et en bien. Protégé à Arsenal par Arsène Wenger, le joueur français est redevenu un joueur clé de son équipe. « Depuis le début de saison, on voit du très grand William. Il est incontournable. Ce n'est pas quelqu'un qui parle beaucoup mais il se comporte en leader », affirme son coéquipier chez les Gunners, Gaël Clichy. Et pas seulement à Arsenal. C'est bien lui qui mercredi soir a sorti l'équipe de France d'un mauvais pas face à l'Eire en inscrivant le but égalisateur. Une action décisive qui lui fait sortir enfin quelques paroles : « Sur le but, tout est allé tellement vite. J'ai reçu le ballon de Thierry. C'est allé tellement vite, je n'ai pas vu », va-t-il commenter au micro de TF1 aussitôt le match terminé.
Redevenu le défenseur de haut niveau qu'il était il y a encore un an et demi, William Gallas doit également songer à son avenir. Le contrat du défenseur français avec Arsenal arrive à expiration en juin prochain et rien ne dit qu'il restera à Arsenal. Agé de 32 ans, l'ancien Marseillais rentre dans une tranche d'âge à laquelle Arsène Wenger a l'habitude de n'offrir que des prolongations de contrat d'un an. Fera-t-il une exception pour garder son défenseur revenu à son meilleur niveau ? Le manager des Gunners ne répond pas encore à la question : « Ses performances sont encourageants, mais ce n'est pas le sujet du moment. Nous en reparlerons en décembre », a-t-il déclaré dans la presse anglaise. Sera-t-il trop tard ?