Arsenal est toujours là. Victorieux laborieusement de Burnley samedi après-midi (2-1), les Gunners restent, certes, troisièmes du classement de la Premier League mais rejoignent Chelsea qui ne jouait pas ce week-end pour cause de FA Cup. Ils restent à deux points de Manchester United qui a pris la tête grâce à sa victoire arrachée sur la pelouse de Wolverhampton (1-0). Plus que jamais, Arsène Wenger croît son équipe capable de remporter le titre. « Si nous gagnons nos jeux, nous serons là, c'est certain. Mais vous avez eu une nouvelle fois aujourd'hui la preuve que chaque match exige de se concentrer totalement et de l'engagement. Lorsque vous jouez contre une équipe qui lutte pour ne pas descendre, ils se battront jusqu'à la dernière minute. La semaine prochaine nous jouons à Hull et il est à escompter exactement le même type de match », explique-t-il sur le site officiel du club londonien.
Il est vrai que face à Burnley et malgré une domination constante, Arsenal a cravaché pour arracher sa victoire. « C'était plus serré que je m'y attendais. Nous avons eu beaucoup d'occasions mais sans réussite aujourd'hui. Finalement, vous êtes heureux si à la fin du match vous prenez les trois points », déclare Arsène Wenger. Et c'est dans ce genre de match que l'on mesure toute la différence entre cette équipe et celle des années passées. L'expérience en plus. Même la grave blessure d'Aaron Ramsey, la semaine dernière, n'a pas déstabilisé les jeunes Gunners. On se souvient qu'il y a deux ans, alors qu'Arsenal menait le bal, la grave blessure d'Eduardo a plombé la fin de saison des Gunners. « Avant d'entrer sur le terrain, il (ndlr : Aaron Ramsey) était encore dans nos têtes », admet toutefois le manager français.
Une victoire importante donc mais encore au goût amer puisque Arsenal a vu son capitaine Cesc Fabregas quitter le terrain en raison d'une blessure à la cuisse. « Il a un problème aux ischio-jambiers et nous ne savons pas quelle en est la gravité car c'est encore trop tôt », poursuit Arsène Wenger. La bonne nouvelle du jour reste le retour en forme de Samir Nasri, auteur d'une partie de grande classe, mais aussi de Theo Walcott. « Je pense qu'il fait ce qu'un joueur doit faire. Laisser parler les journaux et laisser parler vos performances sur le terrain. Cela montre qu'il est fort mentalement. J'étais curieux de voir comment il allait réagir aux critiques aujourd'hui et la façon dont il l'a fait à son âge, est remarquable », conclut un Arsène Wenger heureux de voir son équipe encore en lice pour le titre à deux mois de la fin de saison.