Les chiffres en disent parfois davantage que les longs discours… Avec treize buts inscrits avec Arsenal cette saison, Cesc Fabregas est ainsi l’un des meilleurs buteurs des Gunners. Pourtant, son compteur reste bloqué en sélection nationale où il n’a encore jamais marqué en 26 apparitions. La différence de système des deux équipes et son utilisation en équipe nationale en sont essentiellement la cause. C’est en tout cas ce que pense le principal intéressé. « Il faut analyser la façon dont nous jouons en équipe nationale. A Arsenal, je suis l’intermédiaire entre la défense et les attaquants donc je suis impliqué dans presque toutes les attaques. Alors qu’en sélection, il y a plus de variations dans les phases offensives. À moi de m’adapter. »
Contrairement au jeu d’Arsenal fait de passes vers l’avant, le jeu espagnol est lui fait de passes courtes en une ou deux touches de balle. Un jeu également axé sur la conservation à outrance. Le « Tiki-taka » comme le surnomme les supporters espagnols. Mais un jeu surtout différent dans lequel le jeune milieu de terrain a du mal à trouver sa place. Luis Aragones ayant une préférence pour le 4-4-2, il n’est même pas rare que Fabregas s’installe sur le banc de touche. Face à la Russie mardi soir, le jeune protégé d’Arsène Wenger devrait ainsi être sacrifié au profit de Senna : « Je n’ai que 21 ans et j’essaie de faire de mon mieux. J’en ai parlé au sélectionneur. Cela ne me contrarie pas mais les gens disent toujours la même chose à mon propos. »
Les médias espagnols remettent également en cause sa complémentarité avec Xavi, le milieu de terrain du FC Barcelone. Une analyse que Fabregas rejette en bloc. « Je me sens à l’aise avec tous mes coéquipiers. Xavi est un habitué du système du Barça et il a été excellent. C’est super de pouvoir jouer avec lui. » Pourtant, c’est bien Xavi, Inesta, Silva et Senna qui débuteront dans l’entrejeu face aux Russes. Mais l’indécision du sélectionneur concernant le bon système laisse des espoirs à Fabregas. Arsène Wenger résume d’ailleurs assez bien la situation de son joueur en équipe nationale. « Je ne sais pas qui je choisirais. C’est difficile car vous devez trouver le juste équilibre et Luis Aragones n’a pas encore été en mesure de résoudre ce problème. » L’aura-t-il résolu face aux Russes ? Réponse aux alentours de 19h45…