Après une saison ratée avec Chelsea et un Euro 2008 traversé comme une âme en peine, Florent Malouda aurait pu sombrer. Mais redevenu performant depuis, le Guyanais est pratiquement un titulaire indiscutable dans le système mis en place par le manager de Chelsea, Luiz Felipe Scolari. Le technicien brésilien est à l'origine de la résurrection de celui qui a coûté 20 millions d'euros au club londonien durant l'été 2007. A son arrivée chez les Blues, l'ancien sélectionneur du Portugal envisage tout de suite de relancer le Français : « Je veux donner plus de chances à Malouda parce que l'an passé il n'a pas joué le rôle qu'il jouait à Lyon, celui qui volait sur son aile, frappait et marquait des buts. Il était gâché la saison dernière ». Le Brésilien n'a pas menti.
Depuis le début de saison, Florent Malouda est aligné systématiquement par Scolari. Revenu au top physiquement, efficace devant les buts (4 réalisations) et dans le jeu collectif(6 passes décisives), l'international français est l'un des meilleurs joueurs de ce début de saison en Angleterre. Avec Frank Lampard il forme un duo important dans le dispositif mis en place par le manager des Blues. Et son entente avec Nicolas Anelka, qui a pris le leadership de l'attaque des Blues à la place de Didier Drogba, n'est plus à démontrer. De nouveau en confiance, il n'est pas loin d'avoir retrouvé le niveau qui fût le sien à Lyon. Bien calé sur son couloir gauche, « Flo » travaille inlassablement à la récupération du ballon. Précieux défensivement, il est aussi un moteur du jeu offensif de son équipe dans le 4-3-3 mis en place par le manager des Blues.
Face à Arsenal, l'ancien Lyonnais répondra une fois de plus présent pour être l'une des armes principales des Blues. Avec Terry et Lampard, les deux icônes de Chelsea, il est le seul a avoir participé à tous les matchs de Chelsea en Premier League, et les onze derniers comme titulaire. Un retour au plus haut niveau d'un joueur étrangement boudé par le sélectionneur national Raymond Domenech. Un Euro raté et des déclarations maladroites sur les choix tactiques du sélectionneur, en ont fait un paria à l'image d'un Robert Pires dans le passé. En espérant que le Guyanais ne connaisse pas un sort identique. Une nouvelle bonne prestation face aux Gunners pourrait changer la donne.