Dans les coulisses de Stamford Bridge- Donné largement outsider pour ce match retour, l’Olympiakos avait toujours marqué à deux reprises cette saison lors de ces déplacements en Ligue des Champions.
- Petr Cech s’étant blessé à une cheville lors de la dernière séance d’entraînement, c’est Cudicini qui gardait mercredi la cage des
Blues, Hilario prenant place sur le banc comme doublure.
- Avec 53 matchs disputés, Nikopolidis, le gardien vétéran de l’Olympiakos, est devenu mercredi le joueur grec le plus capé de l’histoire en Ligue des Champions.
- Privé de Tresor Lumana LuaLua à l’aller, Panagiotis Lemonis comptait beaucoup sur la présence de l’attaquant congolais mercredi soir pour ce deuxième acte. Malheureusement pour le coach de l’Olympiakos, LuaLua s’était entre temps fait une luxation à une épaule et était de nouveau forfait pour cette rencontre.
Les faits du match6eme minute (1-0)Touche rapidement jouée côté gauche par Ashley Cole, qui trouve Lampard. Pas attaqué, Lampard peut tranquillement déposer son centre au premier poteau sur la tête de Ballack qui ne laisse aucune chance au gardien.
26eme minute (2-0)Sur une chandelle de la défense grecque, Makelele trouve de la tête Terry qui remise en direction de Ballack. La frappe puissante de l’Allemand en pivot est relâchée par Nikopolidis dans les pieds de Lampard qui marque tranquillement le but du break.
48eme minute (3-0)Corner rentrant venu de la gauche, Ricardo Carvalho ne fait qu’effleurer le ballon qui parvient sur Kalou. A un mètre de la ligne, l’Ivoirien contrôle du genou droit et pousse le ballon au fond sans aucune difficulté.
69eme minuteSur un long ballon en sa direction, Joe Cole réussit un superbe contrôle orienté pour s’emmener le ballon et frapper sur Nikopolidis qui repousse comme il peut sur Makelele. Le Français efface son défenseur aux 18 mètres sur une belle feinte de frappe et tente sa chance. Nikopolidis capte en deux temps.
84eme minuteBelluschi prend sa chance d’une trentaine de mètres. Sa frappe flottante retombe sur le haut de la barre de Cudicini.
85eme minuteCudicini repousse brillamment un coup-franc tendu de Stoltidis et se relève très rapidement pour réussir une superbe parade sur une tête à bout portant d’Antzas qui filait en lucarne droite.
Jeu, joueurs et arbitreLe jeuLes
bookmakers, très nombreux comme toujours à parier sur le sort de ce match, avaient vu juste. En désignant Chelsea archi favori de cette rencontre, les pronostiqueurs ne s’étaient pas trompés. Car il n’y a pas eu photo entre une équipe de l’Olympiakos extrêmement limitée mercredi et des Blues récitant proprement et avec beaucoup de fluidité leur football offensif. Seuls sur la pelouse de Stamford Bridge pendant cette partie à sens vraiment unique, les joueurs d’Avram Grant n’ont éprouvé aucune difficulté à balayer des Grecs apathiques un peu plus de 90 minutes durant. Comme un symbole, Ballack, libre de tout marquage, a ouvert le score après moins de dix minutes sur un service de Lampard, laissé seul également. Par la suite, Lampard puis Kalou, à chaque fois à bout portant et avec une simplicité enfantine, ont eux aussi trompé le malheureux Nikopolidis. Mais le score aurait pu être beaucoup plus large tant le fossé qui existait mercredi entre Chelsea et l’Olympiakos était immense. Et dire que les Athéniens, étouffés lors de ce match retour, avaient fait le jeu il y a quinze jours sur leur pelouse… C’est probablement pour cette raison que les supporters de l’Olympiakos ont chanté toute la soirée.
ChelseaLe début d’intérim de
CUDICINI a été des plus simples puisque le remplaçant de Cech n’a rien eu à faire, excepté deux sorties aériennes. Il est toutefois sauvé par sa barre en toute fin de match avant de réaliser une double parade exceptionnelle. Pour museler parfaitement un Kovacevic très seul en pointe,
TERRY n’a pas connu plus de difficultés. Surtout que quand le capitaine des
Blues donnait quelques signes de faiblesse,
RICARDO CARVALHO et
FERREIRA étaient là pour lui apporter leur soutien. A gauche, l’activité permanente d’Ashley
COLE a régulièrement permis aux
Blues de jouer en triangle sur le côté gauche. A ce jeu,
KALOU, buteur ensuite, et
LAMPARD, qui a délivré un centre parfait pour
BALLACK sur le premier but, n’ont pas été les moins maladroits. L’Allemand, de retour au premier plan, est également responsable aux trois quarts du deuxième but, marqué par Lampard. Ce dernier a d’ailleurs abattu un travail énorme en milieu de terrain afin de pouvoir trouver ses attaquants en profondeur dans de parfaites conditions. Gros abattage également dans l’entrejeu de
MAKELELE, dont le placement minutieux lui a permis de prendre tous les ballons. Sur une remise intelligente de la tête, il est au départ du deuxième but des siens. Devant,
DROGBA n’a pas marqué (enfin si mais son but a été refusé pour hors-jeu), mais il a régalé le public en participant énormément au jeu, y compris défensivement.
OlympiakosEcrasé dans tous les compartiments du jeu, l’Olympiakos n’a jamais soutenu la comparaison face à Chelsea mardi. Dans l’affaire, le plus malheureux aura été
NIKOPOLIDIS, qui est allé chercher trois fois le ballon dans ses filets sans même l’avoir touché. Il est intervenu à deux reprises par la suite pour éviter à son équipe d’encaisser une défaite encore plus lourde. Dans son couloir gauche,
PANTOS a vécu un cauchemar en début de match face aux mouvements incessants de Joe Cole. Aux abois dans l’axe,
ANTZAS et
JULIO CESAR n’ont connu quelques moments de répit que lorsque les
Blues ont trop facilement joué les coups.
LEDESMA, situé juste devant la défense, a tenté d’endiguer les offensives adverses, mais il a vite perdu patience. Devant,
DJORDJEVIC,
TOROSIDIS et
STOLTIDIS ont cherché en vain à amener le danger ballon au pied. Sans succès. Et que dire de
KOVACEVIC, totalement abandonné en pointe où il a été sevré de ballons toute la partie par Terry. Seul éclair grec dans ce match : la terrible frappe de
BELLUSCHI sur la barre.
L’arbitre du match : M.Mejuto Gonzalez (ESP)Bon match de l’arbitre espagnol, qui avait arbitré Chelsea pour la dernière fois lors de la dernière demi-finale de Ligue des Champions perdue contre Liverpool. Il aurait toutefois pu revenir sur sa décision de laisser l’avantage en première mi-temps lorsque Ballack a été fauché à l’extrême limite de la surface.