Cyril Théreau, quel regard portez-vous sur votre situation au RSC Anderlecht ?
Je ne comprends pas. Le club avait fait de gros efforts pour me recruter (ndlr : les Mauves avaient déboursé près de trois millions d’euros l’été dernier) mais je n’ai pas l’opportunité de montrer ce dont je suis capable. J’avais pourtant refusé plusieurs autres propositions (FC Bruges, Auxerre, Sochaux) pour venir ici. C’est du gâchis.
Comment expliquez-vous cette situation ?
Je n’ai pas été recruté par un entraîneur (ndlr : Franky Vercauteren). Ce sont les dirigeants qui me voulaient. Et aujourd’hui, malgré le changement de techniciens (ndlr : Ariel Jacobs a récemment pris le relais), la situation ne bouge pas. On retrouve toujours la même équipe. La concurrence n’est pas saine. Un départ en janvier me parait inévitable. J’espère que les dirigeants ne vont pas trop demander pour mon transfert.
Après Fabrice Ehret et Grégory Pujol, vous êtes le troisième français à connaître la même mésaventure à Anderlecht. Y a-t-il un problème avec les joueurs français ?
Je ne sais pas. J’espère qu’il ne s’agit que d’une simplement coïncidence mais les joueurs français n’ont pas forcément la cote.
On vous annonce de retour au Steaua Bucarest. Qu’en est-il ?
C’est une possibilité. Le club veut me récupérer mais il n’y a encore rien de fait. Il est encore trop tôt pour prendre une décision. Le marché n’est pas encore lancé.
« Malgré mes déboires, on ne m’a pas oublié »
Un retour en Roumanie ne constituerait-il pas une régression ?
(Ferme) Je ne le vois pas comme ça. Les deux équipes sont au même niveau. Il ne faut pas oublier que le Steaua dispute régulièrement la Ligue des champions. Ce n’est pas forcément le cas d’Anderlecht.
Pourtant, le Steaua n’est pas à la fête en championnat ?
On en a parlé avec Fabien Camus mais le club est toujours en course pour remporter le titre.
Vous essayer de le convaincre de partir avec vous ?
(Rires) Ce n’est pas ça. On essaie simplement de s’aider mutuellement.
Avez-vous des pistes en France ?
Il y a quelques petites choses. Pareil en Angleterre. C’est intéressant mais on verra en temps voulu. Je ne suis pas inquiet. Malgré mes déboires, on ne m’a pas oublié. C’est d’ailleurs ce qui me fait tenir en cette période délicate. Je tiens le coup.
Recueilli par I.G.